La liste des pour ou contre… l’allaitement!

Alors oui on sait que le lait maternel est le meilleur aliment pour notre nourrisson et que l’OMS le recommande de façon exclusive les 6 premiers mois de vie et poursuivi jusqu’aux 2 ans de l’enfant. Mais se poser la question est aussi légitime. Et donner le biberon peut être un choix délibéré. Alors si vous avez du mal à choisir, je vais vous aider avec ma liste des pour ou contre. Mais attention, hein, ma liste est pour le moins … pas très formelle et non exhaustive!

Les arguments pour l’allaitement :

– se prémunir des viroses hivernales. Que ce soit bien clair quand même, le nez bouché, la toux de ton bébé qui t’empêchera de dormir, les aérosols… tu les connaîtras quand même. Mais si tu peux éviter de te familiariser avec le coquelusedal et l’appareil à aérosol avant les 6 mois de ton bébé tu en seras bien heureuse. Tout est histoire de calcul. Le pic des viroses hivernales qui empoisonnent les journées et nuits de la famille se situe grosso modo de novembre à Mars! L’allaitement est alors comme un petit bouclier qui permettra à ton bébé d’échapper à quelques viroses grâce à tes bons anticorps.

– le régime express. Allaiter exclusivement un bébé équivaut à faire un footing par jour, juste après avoir accouché. Alors vous préférez quoi?

– le reflux. Allaiter un bébé qui souffre d’un reflux c’est galère. Mais donner du lait artificiel a un bébé qui souffre aussi de reflux c’est le parcours de la croix.

– le temps et l’argent. Contrairement à une idée reçue, ça prend moins de temps d’allaiter que d’aller à la pharmacie pour acheter du lait, préparer un biberon, parfois le chauffer, le donner et le laver voir le stériliser. Là pas besoin de contenant, le lait sort à température directe optimale, on ne se soucie pas de stérilisation de tétines non plus, ça se nettoie tout seul. Et évidemment, c’est gratuit. Ya pas a jeter les 3/4 du bib fait en pleine nuit parce que finalement bébé n’a bu que 30ml et s’est endormi dessus. Sachant qu’une boîte de lait maternisé coute entre 15 et 21 euros et qu’en moyenne un bébé en consommera une par semaine, sans compter les nombreux essais avant de trouver la marque parfaite… faites le calcul!

– une offre de repas sur mesure. En fonction du moment de la journée, de virus qui rôdent, de la meteo. Si si! La composition du lait maternel varie d’un moment de la journée à l’autre, et est plus ou moins hydratant si il fait chaud, regorge d’anticorps en cas d’intrusion.

– le médicament magique. Le lait maternel marche sur tous les petits bobos de bébés et de mamans. Allaiter c’est comme avoir une boîte à pharmacie toujours sur soi. Une conjonctivite? Des fesses rouges? Un petit bouton? Des irritations? Un nez bouché? Une petite giclée de lait maternel au passage et adieu les petits désagréments.

– la praticité. Ça peut se faire partout. Dans un parc, sur la plage, dans un train. Si bébé hurle parce ce qu’il a faim, pas besoin de mettre des boules quies et de rouler sur la voie d’urgence pour arriver plus vite à la maison. Ya qu’a déballer un sein et le tour est joué.

– l’arme fatale pour calmer bébé. Pour les coliques, les pleurs, le sommeil. C’est un peu la carte joker en cas de grosse crise de larmes.

– la fierté. Quand tu verras son poids doubler et ses petites cuisses devenir bien dodues tu seras prise d’un immense sentiment de fierté et de puissance. Et ouais, ce double menton c’est moi qui l’ait fait!

– le sommeil. Et oui! Par la libération de l’ocytocine, cette même hormone qui peut nous faire planer un peu après un orgasme… donner le sein nous fait sécreter de l’ocytocine. Du coup la nuit, pas besoin de prendre un somnifère après avoir fait téter bébé, on replonge direct dans le sommeil avec lui. Allaiter permet aussi d’avoir un sommeil plus récupérateur. 10 minutes de roupillon et nous voilà fraiches! Oui oui je sais, pendant ce temps papa lui dort comme un bébé…

– avoir une bonne excuse pour ne pas faire la vaisselle. Imparable. « ben non je ne peux pas, je suis en train de lui donner le sein, tu veux le faire à ma place sinon?? »

– le kiffe. Bon, soyons honnête, le kiffe n’arrive pas dès la naissance hein. Il faut quand même passer les premières semaines de crevasses, douleurs, les nombreux pics de croissance qui s’enchainent les 3 premiers mois. Mais oui ça devient grisant quand bébé grandit. Vraiment.

– retarder le retour de couche. Mais attention, ça n’est pas non plus un moyen de contraception 100% efficace.

Les arguments contre :

– l’angoisse permanente. Oui pour allaiter il faut pouvoir lâcher prise. Ne pas penser en terme de quantité. D’horaires. Les premières semaines c’est un peu la prise de tête. L’inconvénient ici c’est qu’il n’y a pas de graduation dans les seins permettant de savoir combien bébé a pris. Alors qu’avec le biberon tout est transparent.

– les brassières et hauts anti sexy. Adieu la jolie collection sezane, les soutifs en dentelle. A moins d’avoir un portefeuille conséquent qui te permettra de t’offrir une super garde robe collection maternité qui ne vient pas de chez Kiabi ou H&M. Et les premières semaines les coussinets d’allaitement seront tes meilleurs amis pour absorber les fuites continues.

– le sevrage. Un jour ou l’autre il faudra quand même passer par cette étape là. Qu’il soit contraint, précoce, assumé ou tardif le sevrage reste une étape délicate pour tous les partenaires de l’allaitement.

– le papa. Certains pères peuvent se sentir mis de côté pendant ces premières semaines. Difficile pour eux de se sentir exclu de ce lien privilégié entre une mère et un bébé, et de ne pas pouvoir participer en donnant eux aussi le biberon. Ceci dit, ils peuvent quand même faire tout le reste : les repas, le bain, les couches, le portage…

– la pudeur. Oui quand même ! Si il est pratique de déballer un sein n’importe ou pour assouvir la faim de son bébé, il faut quand même de pas être à cheval sur sa pudeur dans un lieu public et assumer attirer les regards des autres. Et les WC ne sont pas les meilleurs endroits pour ce genre de pratique. Sans compter les nombreuses visites du début. Entre les sage femmes qui vont pincer ton mamelon pour faire sortir du lait, la famille qui t’entourera pendant l’heure du gouter, et ton lange qui glissera pendant que tu portes bébé au sein…

– la faible autonomie. Le lait maternel est super digeste, ce qui lui donne ses nombreuses qualités. Tellement digeste que 20 minutes après, bébé peut en réclamer de nouveau. Laisse tomber l’envie de caler bébé avec un sein.

– le tire lait. Il est rare de ne pas avoir besoin de faire appel à lui. Que ce soit au début pour aider à stimuler sa lactation, au milieu pour faire des réserves, ou au travail pour tirer un peu de lait dans son bureau… le tire lait devient vite un ami très encombrant!

– les soirées arrosées. Tu t’es privée pendant 9 mois d’une petite coupette de champagne ou d’une bière en terrasse? Et bien tu peux continuer. Non, pardon. Tu pourras quand même t’offrir une petite unité d’alcool à condition de ne pas allaiter dans les 2heures. Mais c’est bien, tu pourras continuer à être capitaine de soirée !

– la taille de tes seins. Parlons en. Quand tu auras tes premières montées de lait, tes boobs feront 1 à 2 bonnets de plus. Tu t’étais toujours demandée ce que ça fera d’avoir de plus gros seins? C’est l’occasion idéale. Mais sois prévenue, quand l’aventure lactée sera terminée, tu risques de perdre un bonnet de moins que ton bonnet initial. Du moins le temps que tes seins s’en remettent.

Voilà, j’espère que ma liste t’aidera. J’ai omis de parler des « autres ». Parce que qu’elle que soit ta décision, tu entendras toujours des jugements. « Quoi t’as pas envie de donner le meilleur pour ton enfant? » ou « mais donnes lui le biberon, il fera plus vite ses nuits », ou encore « tu comptes l’allaiter jusqu’à quel âge? »…

Si tu vois certains arguments pour ou contre que j’ai pu omettre, n’hésite pas à les laisser en commentaire!

PS 1: vous avez pu remarquer, je n’ai pas sorti de la liste un argument du style « un bébé allaité fera moins vite ses nuits qu’un bébé au biberon », parce que ça rien ne l’a prouvé! Je n’ai pas parlé non plus du lien d’attachement qui serait plus fort avec l’allaitement. Rien à voir, un bébé au biberon aimera autant sa mère qu’un bébé allaité.

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