À propos

Mon enfant va avoir 2 ans bientôt. C’est un petit garçon heureux, qui commence à s’autonomiser et à passer un peu de temps tout seul. Et moi, cela fera bientôt 2 ans que je suis maman. Je suis une maman épanouie, sereine, qui a enfin le temps de prendre un bain. Tout semble facile maintenant pour nous trois avec son papa. Et pourtant… aujourd’hui je peux me l’avouer, mes premiers mois de maman n’ont pas été aussi évidents que je l’imaginais. Il est vrai qu’en la matière on est un peu naïf. On voit des photos de poupons tout rose qui dorment dans des corbeilles, des publicités autour de la maternité avec des parents irradiant le bonheur, des femmes qui racontent qu’être maman c’est le plus beau rôle de leur vie… La première image construite de la maternité n’est pas une mère avec des cernes jusqu’aux joues, qui porte un bébé défiguré par des pleurs, et qui pense  à laisser tout en plan pour prendre le premier avion qui passera. On a toutes nos propres histoires de maternité. Certaines ressemblent à des photos instagram, et d’autres sont plus difficiles à mettre en image. Et pourtant elles sont toutes aussi belles et méritent toutes aussi que les autres leur récit.

La mienne, m’a fait mère avec quelques semaines d’avance. Pas grand-chose, 5 petites semaines. Mais ce sont 5 semaines en moins dans mon ventre. Une naissance un peu chaotique, une première rencontre un peu perturbée, un instinct maternel dont tout le monde parlait « mais écoute ton instinct maternel » mais qui a mis du temps à s’installer. Un bébé réel assez loin du bébé imaginaire qu’on se crée pendant la grossesse. J’ai vécu ces premières semaines dans un tourbillon émotionnel total, subissant cette préoccupation maternelle primaire qui me faisait passer pour une maman obnubilée par son enfant, prise dans des mouvements d’ambivalence entre un amour vertigineux et l’envie de revenir à ma vie d’avant . Et bien sûr, je ne savais pas que tout ceci était normal. Et bien sûr, je n’osais pas évoquer à mon entourage toutes mes difficultés.

Je doutais de tout, et surtout de mes compétences maternelles. Alors j’écoutais tout le monde… Et en la matière c’est fou comme beaucoup de gens ont des « conseils » à donner. Et plus j’écoutais les autres moins je m’écoutais évidemment !

On nait maman dans les yeux de son bébé. On se voit maman dans les premiers sourires. Et on grandit maman jours après jours à travers tous les écueils de cette formidable aventure. Avec une temporalité qui est propre à chaque histoire.

C’est par hasard de timing que j’ai commencé la même année un diplôme universitaire sur la parentalité et le développement psychique des bébés. Cette formation qui initialement était envisagée pour ma pratique professionnelle (et non pas pour ma future pratique de mère), m’a aidé à dédramatiser et à normaliser les difficultés traversées, à me défendre contre les idées reçues et à reprendre confiance en mes compétences maternelles.

C’est ainsi que j’ai eu l’idée de ce blog. Afin de mettre à profil mes connaissances autour de la parentalité et du développement psychomoteur pour donner des armes à chacun d’entre nous contre l’inertie des préjugés. Rompre l’isolement affectif lié aux difficultés et à la peur du jugement. Et partager nos vécus avec toujours un peu d’humour et de légèreté.

Parce qu’en tant que super maman indigne, j’ose avouer qu’il m’est arrivé de laisser mon enfant dans la voiture le temps d’aller chercher du pain, de parfois préférer prendre une bière plutôt que de donner le sein, et de le mettre devant un dessin animé pour avoir la paix quelques minutes !

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