Quand les cailloux blancs se transforment en listes… Avertissement d’une névrosée à d’autres névrosées !

Les cailloux blancs, mais si les cailloux blancs vous savez, ceux de l’histoire d’Hansel et Gretel ? Le petit garçon qui garde ces cailloux blancs dans sa poche pour retrouver le chemin du giron maternel (la même mère qui était prête à refiler ses enfants à un ogre). Bref, les psychanalystes ont repris allègrement cette notion de cailloux comme métaphores d’objets transitionnels. Les objets transitionnels sont pendant notre prime enfance, tous ceux qui nous aident à nous auto-apaiser en faisant revenir à nous le souvenir maternel. En grandissant, ces objets transitionnels nous accompagnent. Bon plus sous la forme de doudou (quoi que…), mais prennent des allures de téléphones, de pièce porte bonheur qu’on aime à caresser, de pensées magiques, de rites du quotidien. Leur utilité est la même, retrouver la voie de l’apaisement, bien que cela ne passe plus par le souvenir de la mère mais par ce qu’elle nous a transmis : la sécurité et les repères.

Moi, en tant que personne ordinairement névrosée, pour me rassurer et m’apaiser j’ai commencé à faire des listes après la naissance de mon enfant. Des listes de choses à faire. Ça m’apaise de coucher sur le papier ce qu’il me reste à faire avant un hypothétique délais.  Ça vient très facilement de faire des listes. Vous avez l’impression d’avoir raté votre journée, vous sentez montez une vague d’angoisse parce que vous n’avez pas pu tout faire ? C’est pas grave. Vous notez quelque part ce qu’il vous reste à faire. C’est un peu comme une sorte de crédit qui compense le déficit et que vous rembourserez plus tard. Ça vous permet de vous coucher de façon plus sereine. Et puis le lendemain soir vous allongez l’ardoise. Et puis cette ardoise reste là a côté de votre lit, et s’allonge. De petites tâches domestiques comme « pensez à étendre le linge », ça devient « me ré inscrire dans une salle de sport », et très vite « les projets à faire avant de mourir »… Et ce qui au départ était censée m’apaiser devient vite source d’angoisses profondes à ne jamais réussir à finir cette foutue liste.

Aujourd’hui j’ai réussi à me sevrer des listes. J’apprends à lâcher prise. Et même si il m’arrive de rechuter je poursuis cette lutte acharnée contre moi et mes listes. Alors vous aussi soyez vigilants, on devient vite accro à ses fichues listes !

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